En général la vision que l’on a de la Colombie est une vision de violence les enlèvements, la drogue, les Farc. Lors des premiers séjours à Bogota, j’ai su que ce ne serait pas dans cette direction que je dirigerai mon travail. En visitant les Eglises baroques et dans la rue, j’ai constaté que malgré le conclave de 1961, les religieuses étaient vêtues de la même façon qu’à l’époque de mon adolescence. Il y avait un parfum de l’imagerie de Sainte Thérèse de Lisieux, des images pieuses du missel de ma grand-mère que l’on donnait à la communion solennelle. Pour pouvoir rentrer dans les couvents, j’ai rencontré le père Jésuite Luis Guillermo Sarasa (directeur du département de théologie à la faculté Pontifica Universidad Javeriana) et l’évêque de Bogota ; ce fut le sésame. Ils m’ont donnés l’annuaire des couvents et des congrégations de Bogota et de Cali, je fus frappée par leur nombre. Je connaissais les carmélites, les dominicaines, les franciscaines et les clarisses puisqu’elles sont toujours présentes en France mais grâce à cet annuaire j’ai découvert qu’il existait d’autres congrégations venues d’Espagne dont je n’avais jamais entendu parler. Mon projet était de faire systématiquement le portrait des novices et des sœurs qui ont fait leurs vœux perpétuels. C’est une série de portraits faite dans les couvents de recluses et de non recluses mettant en scène la prière et la spiritualité.
Françoise Huguier
Parution
04/07/2013
Collection
Hors Collection
Format
135 x 200
Anglais/Français
Relié couverture cartonnée
45 photographies en couleur
80 pages
ISBN : 978-2-35046-284-4
Commander
Françoise Huguier Elle débute la photographie par hasard, en se passionnant pour la photographie d’architecture. C’est la rencontre avec Christian Caujolle, rédacteur en chef photo à Libération qui la fait passer à un statut professionnel. Elle travaille au service photo de LIbé, elle se consacre à la photo de mode et travaille pour des titres comme Vogue, Marie-Claire ou le New York Times magazine. Elle créé la première Biennale de la photographie africaine à Bamako (Mali), en 2008 elle est l’un des commissaires du Mois de la Photo, et en 2011.

Gérard Lefort

Journaliste

Gérard Lefort Critique français de cinéma. Il travaille au journal Libération où il écrit également des articles liés à la mode vestimentaire. De 1990 à mai 1996, il co-anime sur France Inter avec Marie Colmant l’émission hebdomadaire Passé les bornes y’a plus de limites. Il a par ailleurs écrit un polar, intitulé Vomi soit qui malle y pense, dans la série du Poulpe. Il tient la rubrique Clipomania dans l’émission Personne ne bouge.