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Tout commence l’été 1995, lorsque Gilbert Garcin, alors jeune retraité qui a tout bonnement envie d’une seconde vie, se décide à se lancer dans la photographie et participe pour ce faire à des stages aux Rencontres d’Arles. Il y pratique le photomontage, qui sera sa source d’inspiration première. Depuis lors, il a imaginé à partir de sa propre silhouette un personnage universel dont il emprunte au départ la défroque à Tati. La figure de Gilbert Garcin se bâtit comme une incarnation ambiguë de lui-même à travers laquelle il interprète en acteur des situations mises en scène, faussement burlesques, qu’il qualifie de « petites philosophies » à la manière du grand Hitchcock.
Le charme opère car l’artiste nous parle d’évidences qui nous concernent tous : celle de la vie qui s’écoule, du temps qui fuit, de la ténacité qu’il faut pour continuer… Ainsi, Gilbert Garcin rappelle en images et à l’aide de titres évocateurs qu’il est préférable de « faire de son mieux » et de « connaître ses limites » car au fond on ne fait que « rejouer de vieux airs connus », ceux de « Sisyphe » ou d’« Atlas ».
Christine Ollier, directrice de la galerie Les filles du calvaire.

Gilbert Garcin

Photographe

Gilbert Garcin Originaire de Provence, a commencé à faire des photographies à la retraite. Après un stage à Arles il découvre le photomontage, où il se met en scène dans différentes situations, dans des paysages irréels. Son style  singulier : ses petites installations théâtrales mettent en scène des situations qui ont en commun la dérision, l’absurde de la condition humanoïde et un humour qui rappelle parfois le théâtre de l’absurde, d’Eugène Ionesco.