« Situé en Tunisie à 7 km du poste de frontière avec la Libye, le camp de Choucha est devenu un lieu de transit pour plusieurs centaines de milliers de réfugiés d’origine subsaharienne qui ont dû fuir la guerre en Libye. Depuis 2011, date d’apparition du camp dans le désert tunisien, j’ai suivi le quotidien des réfugiés. Mon travail photographique et vidéo rend compte de l’espace-temps particulier de ce lieu de vie marqué par l’attente. L’attente liée aux différentes étapes des demandes d’asile déposées par les réfugiés qui se mêle à la tension de ces destins suspendus dans un lieu temporaire, devenu pérenne par la force des choses, pour finalement disparaître. »

Samuel Gratacap

 

À l’occasion du lancement de son nouveau « Prix LE BAL de la jeune création », LE BAL présente l’exposition EMPIRE consacrée au travail de Samuel Gratacap du 11 septembre au 4 octobre 2015.

www.lebal.fr 

Co-production
Le Bal - ADAGP - Fonds de dotation agnès b.
Parution
10/09/2015
Collection
Hors Collection
Format
180 x 290
Anglais/Français
Relié couverture cartonnée
70 photographies en couleur
116 pages
ISBN : 978-2-35046-372-8
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Revue de presse

Samuel Gratacap

Photographe

Samuel Gratacap est né en France en 1982 et a suivi sa formation artistique à l’école supérieure des Beaux-Arts de Marseille. Depuis 2007, il mène une réflexion sur la représentation des enjeux géopolitiques nord-sud, sud-sud, et des espaces transitoires sur la carte des routes migratoires en Méditerranée. Son travail d’investigation et d’immersion s’articule autour de l’image photographiée et filmée. Il a déjà concrétisé plusieurs projets dans des zones de transit, notamment dans le centre de rétention administrative du Canet (Marseille, 2007-2008), sur l’île de Lampedusa (2010), et vit depuis deux ans entre la France et la Tunisie. En 2013, il est lauréat du Prix SFR-Le Bal de la jeune création photographique pour son projet réalisé en Tunisie dans le camp de réfugiés de Choucha (projet co-financé par le CNAP / Fonds d’aide à la photographie documentaire, 2012) qui donnera lieu à une exposition personnelle au Bal à la fin de l’année 2014.

Après des études d’histoire de l’art et de philosophie à la Sorbonne, Léa Bismuth écrit dans Artpress dès 2006. À partir de 2013 — tout en continuant à travailler avec des institutions comme Les Beaux-Arts de Paris, Le Fresnoy ou LE BAL ; et à écrire dans des catalogues d’exposition — elle met en place sa démarche de commissaire en adaptant des textes littéraires et philosophiques au format de l’exposition : elle puise notamment son inspiration, qu’elle confronte aux artistes de son temps dans une logique d’écriture collective, dans les œuvres de Derrida, Aragon, Duras, Barthes, Benjamin ou Blanqui (notamment commissariats pour Les Nouvelles Vagues du Palais de Tokyo 2013 ; Le CAC La Traverse 2015 ; L’URDLA Focus Résonance Biennale de Lyon 2015 ; Les Tanneries d’Amilly et Les Rencontres d’Arles en 2017 ). C’est en 2016 qu’elle rend visible un vaste programme de recherche curatoriale à Labanque de Béthune, une trilogie d’expositions pensée à partir des œuvres complètes de Georges Bataille : La Traversée des Inquiétudes (Dépenses – 2016 ; Intériorités – 2017 ; Vertiges – 2018).