Au commencement
Gilbert Garcin vendait des lampes de style. Maître des lumières artificielles. C’était avant. Des lustres à pampilles, des lampadaires high tech. Avant même de devenir photographe, Gilbert Garcin a connu les feux de la rampe. Le jour, il concurrençait le soleil du midi dans son entreprise à mille lampions. Le soir, il annulait le ciel et capait de noir sa boutique à incandescences. Allumer, éteindre. Éteindre, allumer. Gilbert Garcin a longtemps hésité entre jour et nuit.
En 1989, l’expert en luminaires a finalement coupé le cordon et dévissé le poussoir bakélite. L’ancien luminariste a fermé son entreprise de Marseille et réduit son aire de jeux aux dimensions d’une petite boîte noire, son appareil photo. À l’âge de la retraite et des lunettes double foyer, Gilbert Garcin s’est doté d’un œil cyclope. Il est devenu lampe et interrupteur à lui seul ; il s’est simplifié. Devenu artiste, il s’est unifié. […]
Extrait du texte de Natacha Wolinski
 
Ce titre est presque épuisé, ce qui explique le prix de 90 €
Parution
13/11/2011
Collection
Hors Collection
Format
145 x 215
Anglais/Français
Relié couverture cartonnée
101 photographies en bichromie
128 pages
ISBN : 978-2-35046-228-8
Revue de presse
Cinq édition limitée tirée à 30 exemplaires numérotés accompagnés d’un tirage photographique* baryté (format 13 x 18 cm) signé par Gilbert Garcin.
* Choix possible entre cinq photographies, chacune étant tirée à 30 exemplaires.
  • Mister G.
    Photo #1
  • Mister G.
    Photo #2
  • Mister G.
    Photo #3
  • Mister G.
    Photo #4
  • Mister G.
    Photo #5
  • Mister G.
    Photo #6
  • Mister G.
    Photo #7

Gilbert Garcin

Photographe

Gilbert Garcin Originaire de Provence, a commencé à faire des photographies à la retraite. Après un stage à Arles il découvre le photomontage, où il se met en scène dans différentes situations, dans des paysages irréels. Son style  singulier : ses petites installations théâtrales mettent en scène des situations qui ont en commun la dérision, l’absurde de la condition humanoïde et un humour qui rappelle parfois le théâtre de l’absurde, d’Eugène Ionesco.

Natacha Wolinski

Auteur, Journaliste