C’est en 2008 que Dorothée Davoise commence à photographier le pays dont est originaire sa mère : la Grèce. Mais la filiation n’est que le point de départ de ce travail, puisqu’il n’y a pas de charge autobiographique à chercher ici, du moins pas au sens d’un retour aux sources, ou d’une quête psychologique sur ses racines. Ce qui est en jeu, c’est avant tout l’empreinte de l’homme dans le paysage, sa présence, peut-être son autorité : Dorothée Davoise réalise ainsi une collecte de lieux, sans pour autant faire le portrait du pays ou de ses habitants. La Grèce n’est peut-être que le prétexte à une recherche sculpturale des formes contenues dans le paysage.
 
Ouvrage publié à 500 exemplaires.
Co-production
Le Bal - SFR
Parution
13/12/2012
Collection
Hors Collection
Format
210 x 150
Français
Broché
23 photographies en bichromie
48 pages
ISBN : 978-2-35046-277-6
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Revue de presse
Née en 1983, vit et travaille à Paris
Mon travail se développe à travers un échange entre la photographie et la sculpture. Je cherche à créer un dialogue entre l’image photographique et la réalité physique des volumes. Mes photographies et mes sculptures témoignent ainsi d’une expérience de l’espace, d’une rencontre entre formes, matières et lumières.

La photographie est mon médium principal et constitue l’essence de mon travail. Je photographie pour voir, pour trier et recadrer le monde en documentant, extrayant et en organisant des fragments de la réalité. Je cherche à montrer l’imperceptible et à amener l’autre à voir ce qu’il ne regarde pas vraiment. Je veux montrer l’intérêt caché de notre quotidien sans y ajouter d’artifices. Dans mes images, cela se traduit surtout par la déshérence, l’abandon et l’absence physique de l’humain. Pourtant l’empreinte de l’homme est au centre de mon discours, l’esthétique ordinaire de l’abandon au centre de mon travail.

De même, dans mes sculptures, je me sers d’éléments du quotidien que je découvre presque par hasard et sans filtre préalable. J’utilise des matériaux tels que le ciment, le plâtre, le tissu, le bois, le carton pour créer mes sculptures. Je cherche à introduire du rythme et des variations dans des formes simples en travaillant sur la perception des objets et leur rapport à l’espace. La valeur du blanc me permet quant à elle de renforcer le travail de la forme, valorisé uniquement par l’ombre et la lumière sur le volume. Cela m’aide à évacuer tout autre questionnement et à me concentrer seulement sur la création d’un volume.

Après des études d’histoire de l’art et de philosophie à la Sorbonne, Léa Bismuth écrit dans Artpress dès 2006. À partir de 2013 — tout en continuant à travailler avec des institutions comme Les Beaux-Arts de Paris, Le Fresnoy ou LE BAL ; et à écrire dans des catalogues d’exposition — elle met en place sa démarche de commissaire en adaptant des textes littéraires et philosophiques au format de l’exposition : elle puise notamment son inspiration, qu’elle confronte aux artistes de son temps dans une logique d’écriture collective, dans les œuvres de Derrida, Aragon, Duras, Barthes, Benjamin ou Blanqui (notamment commissariats pour Les Nouvelles Vagues du Palais de Tokyo 2013 ; Le CAC La Traverse 2015 ; L’URDLA Focus Résonance Biennale de Lyon 2015 ; Les Tanneries d’Amilly et Les Rencontres d’Arles en 2017 ). C’est en 2016 qu’elle rend visible un vaste programme de recherche curatoriale à Labanque de Béthune, une trilogie d’expositions pensée à partir des œuvres complètes de Georges Bataille : La Traversée des Inquiétudes (Dépenses – 2016 ; Intériorités – 2017 ; Vertiges – 2018).