Le point de départ de cette création est l’intérêt que Benjamin Deroche porte au mythe du “Loup Vert” né sur les terres de Jumièges. En travaillant sur les espaces géographiques où la légende a été construite et en poursuivant sa recherche plasticienne sur le paysage, le photographe crée une fiction photographique ouverte autour de l’histoire du loup, de l’âne et de Sainte Austreberthe, “la brillante de l’Est”.
En tenant compte que la figure du loup tient une place primordiale dans les mythes préchrétiens, le photographe tisse un lien entre la légende rapportée et les ambiances mystiques des lieux visités. Au fil des saison, il travaille sur des lumières du matin et monte des installations plastiques simulant des apparitions lumineuses dans la forêt et à la source de la rivière Ste Austreberthe.
Benjamin Deroche ne documente pas la légende, il la trouble pour nous donner accès à une instance magique au moyen du médium photographique et des installations.

Ce livre La Lumière du loup est le fruit d’une résidence de Benjamin Deroche à l’abbaye de Jumièges de juin à novembre 2019 l’exposition est présentée en exclusivité dans les jardins de l’Abbaye et logis abbatial où le visiteur découvre une sélection d’œuvres de sa série, Surnature.

 

Ce projet est le fruit d’une résidence au long court de Benjamin Deroche à l’Abbaye de Jumièges de juin 2019 à janvier 2020.
Il a été réalisé grâce au soutien du Département de Seine Maritime.
Production et coordination : Fovearts / www.fovearts.com
Commissariat : Emmanuelle Hascoët

Co-production
Département de Seine Maritime
Parution
04/09/2020
Collection
Hors Collection
Format
170 x 245
Français
Relié couverture cartonnée
53 photographies en couleurs et noir et blanc
96 pages
ISBN : 978-2-35046-513-5

Benjamin Deroche

Photographe

Benjamin Deroche est un photographe plasticien dont le travail est représenté par la galerie Françoise Paviot et par Fovearts.

Son univers s’oriente essentiellement autour de thématiques paysagères et des territoires insulaires en France et à l’étranger.

L’artiste collabore avec différents musées et laboratoires universitaires à travers ses projets de recherche autour de la mer et du paysage : Musée de l’abbaye de Landevennec, Musée de Tregarvan, Ecomusée des Monts d’Arrée, Musée de Quimper-Squividan, Museum d’Histoire Naturelle, Musée de L’Arche-St Pierre et Miquelon.

Son travail est régulièrement montré dans des festivals photographiques (Arles, La Gacilly, Vendôme) des expositions (Centre Atlantique de la photographie, festival du film océanique) et des Foires d’Art (Paris Photo, La Fiac, Art Paris).

Emmanuelle Hascoët

Auteur, Commissaire

Diplômée en Lettres modernes à l’Université de Bretagne Occidentale, en études théâtrales (Cours Florent) et en Coopération artistique internationale à l’université de Paris VIII, elle a d’abord travaillé en tant que chargée de production et de programmation pour plusieurs festivals de cinéma et photographie (La CITA à Biarritz, Festival des 3 Continents à Nantes, Filmar en América Latina à Genève, Images au Centre à Paris). En 2002, elle s’’installe en Amérique centrale afin d’y mener un travail de recherche sur l’histoire des réalisations audiovisuelles et photographiques dans l’isthme. Cette étude donnera lieu à une rétrospective au Festival des trois Continents de Nantes l’année suivante.

Elle rejoint Magnum Photos en 2005 en tant que coordinatrice des expositions et responsable de la collection. Depuis 2010, elle est responsable d’expositions pour Magnum Photos et commissaire et développe des projets culturels en France, Europe du sud et Amérique latine. Dans la suite logique de ses activités de commissariat, et avec la volonté de défendre de nouveaux artistes, la structure Fovearts a naturellement vu le jour en 2015 dans le but d’assurer de nouvelles missions d’accompagnement, de création et de production. Elle anime également des ateliers professionnels et d’éducation à l’image en France et à l’étranger.

Philippe Le Guillou (né en 1959 au Faou) est un écrivain français. Ses romans sont marqués par les légendes celtiques et le christianisme, dans un style rappelant Julien Gracq. Il a reçu le Prix Médicis en 1997 pour Les Sept Noms du peintre et le Prix Méditerranée en 1990 pour La Rumeur du soleil.

Philippe Le Guillou devient professeur de lettres modernes en 1981 à Brest. Il passe l’agrégation en 1985 et enseigne ensuite à Rennes (notamment dans les classes préparatoires du lycée Chateaubriand). Il devient en 1995 inspecteur de lettres puis, en 2002, inspecteur général de l’Éducation nationale. Il a été président du jury de l’agrégation externe de lettres modernes de 2006 à 2009. Philippe Le Guillou est chevalier des Arts et Lettres, chevalier dans l’Ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d’honneur. Les oeuvres de Philippe Le Guillou sont d’inspiration et de facture très traditionnelles, à l’écart de toute tentative de recherche novatrice. Se réclamant volontiers de Julien Gracq, Le Guillou accorde une grande importance aux paysages et aux légendes de sa Bretagne natale.Son écriture est souvent maniérée et volontiers emphatique.

Auguste Luchet Né le 21 avril 1805 à Paris, mort le 9 mars 1872 à Paris ; homme de lettres et socialiste. Il était petit-fils d’un tapissier et fils unique de Joseph Luchet, employé de l’administration des Domaines de l’État, et d’Élisabeth Renée Musnier. Ses parents quittèrent Paris pour Dieppe (Seine-Inférieure) peu après sa naissance. Il fit ses études dans cette ville et commença à y travailler dans des maisons de commerce. Sa famille revint à Paris et il continua de travailler dans le commerce. C’est alors qu’il devint carbonaro, puis s’affilia à la franc-maçonnerie. Il commença aussi des études médicales, suivit l’enseignement de Broussais, mais se lança peu après dans la littérature.
Le 21 octobre 1830, il épousa Félicie-Marie-Jalade Lafont. Il était alors rédacteur au journal Le Temps. Il faisait aussi partie de l’artillerie de la garde nationale licenciée en décembre 1830.
II se fit alors romancier et auteur dramatique, publia en 1832 Henri le Prétendant, entreprise dont l’arrière-plan gagnerait à être connu, fit jouer en 1835 Ango, pièce émaillée d’allusions au procès des accusés d’Avril. En 1838 il publia Frère et Sœur où il demandait que les enfants soient élevés en commun par l’État. Dans le Nom de famille, paru en 1842, il attaquait non seulement la famille, la royauté et la religion, mais bien d’autres institutions encore.