La terre endormie

La terre endormie

Figure discrète mais fondamentale de la scène musicale française, Gérard Manset, qui signe de son seul nom une partie de ses albums, incarne un univers poétique et mélodique aussi marginal qu’exigeant. Formé aux Arts déco de Paris, c’est d’abord à une carrière d’artiste peintre qu’il se destine, une passion qui malgré son engagement sur la voie musicale ne le quittera jamais.
Les années 1980 sont marquées par le voyage et l’aventure : ses expéditions en Amérique et en Asie, racontées dans des romans et des carnets de voyages comme ‘Chambre d’Asie’, inspireront des textes et des sonorités plus exotiques à l’origine d’albums comme ‘Royaume de Siam’ ou ‘L’ Atelier du crabe’.
Parution
02/04/2012
Collection
Hors Collection
Format
165 x 210
Relié couverture cartonnée
33 photographies en couleur
72 pages
ISBN : 978-2-35046-246-2
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Revue de presse
Né à Saint-Cloud, Gérard Manset passe une partie de son enfance dans le XVIème arrondissement à Paris. Une note éliminatoire au baccalauréat l’incite à se diriger vers les arts plastiques ; il intègre les Arts Décoratifs au début des années 60. La photo, le dessin, la peinture, l’écriture, la musique… tout le passionne. Parallèlement, il s’initie à quelques instruments, fréquente de façon périphérique la maison Philipps et, en 1968, sort chez Pathé Marconi, son premier 45 tours, Animal on est mal.
Après la sortie remarquée, en 1971, d’un album concept oratorio intitulé La Mort d’Orion, il crée le Studio de Milan où sera réalisée musicalement une dizaine d’albums. Il est, également, tour à tour ingénieur du son, arrangeur, producteur, auteur et compositeur pour d’autres artistes. Durant les premières années du studio de Milan, il publie l’album Y’a une route qui comprend le titre Il voyage en solitaire. Tant les critiques enthousiastes que les télévisions et le public qui le réclament n’auront raison de son refus de faire de la scène, de se soumettre au habitudes médiatiques. Seul le travail de studio a un intérêt à ses yeux «Je trouve impudique de chanter face à un public». Ce succès est dérangeant pour Manset qui décide d’entreprendre ce qu’il s’était, jusqu’ici, refusé de faire : voyager. Asie, Afrique, Brésil et Amérique Centrale, souvent en considérant comme nécessaire d’approcher les langues des destinations en question, particulièrement le thaï et l’indonésien à l’Inalco* à Paris. Ces nombreux voyages l’inspirent pour ses albums, ses livres, mais aussi son travail photographique.
En 1996, Francis Cabrel et Alain Bashung initient un album hommage : Route Manset qui regroupe des titres interprétés par Françoise Hardy, Jean-Louis Murat, Salif Keita, Cheb Mami, entre autres.
Entre ses propres albums (19), Manset écrit pour Juliette Gréco (Je jouais sous un banc), Raphaël (La mémoire des jours et Etre Rimbaud), William Sheller, Florent Pagny… En 2008, il est au générique de l’album Bleu pétrole d’Alain Bashung avec 3 titres (Comme un lego, Venus, Je tuerais la pianiste) et de celui de Julien Clerc Où s’en vont les avions (Frère, elle n’en avait pas, Une petite fée). En 2010, il participe au cinquième album de Raphaël, Pacific 231 et en 2011, sortent trois nouveaux titres signés Manset, interprétés et composés par Julien Clerc dans son album Fou, peut-être.
* Inalco : Institut National des Langues et Civilisations Orientales