Bataille, Sollers, Artaud

Une trilogie d'André S. Labarthe

Bataille, Sollers, Artaud

Une trilogie d'André S. Labarthe
Bataille à perte de vue, Philippe Sollers, l’isolé absolu et Artaud cité, atrocités, trois documents réalisés pour la collection Un siècle d’écrivains. A.S. Labarthe livre ici sa façon d’aborder ces auteurs et met en évidence avec un regard de cinéaste sa lecture de leurs œuvres.
“Georges Bataille, Philippe Sollers, Antonin Artaud. Trois écrivains campés dans le XXe siècle, incarnant chacun à leur manière lucidité et subversion. Trois œuvres à teneur prophétique, visitées dans leur présence réelle. Trois corps « à l’ouvrage » reconnus par un cinéaste, qui ont fait l’objet de trois documents réalisés pour la collection « Un siècle d’écrivains », dirigée par Bernard Rapp et Florence Mauro sur France 3 – Bataille à perte de vue (1997), Philippe Sollers, l’Isolé absolu (1998), Artaud cité, atrocités (2001). Ce livre rend compte de la façon dont André S. Labarthe a abordé ces écrivains « de notre temps », met en évidence sa propre lecture des œuvres et les liens hasardeux qui les rassemble. En « regard témoin » de haute proximité, le photographe Patrick Messina, qui a accompagné le cinéaste sur les lieux d’élaboration, de rencontres et de tournages. Parmi ces lieux, la maison de campagne de Massais, et l’appartement de la rue Ramey, à Paris, deux « détours » du laboratoire labarthien.”
Valérie Cadet

Parution
07/03/2002
Collection
é (é-crits, é-crans, é-crins)
Format
120 x 160
Français
Broché
100 photographies en noir et blanc et couleur
240 pages
ISBN : 978-2-914381-24-6
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Bataille, Sollers, Artaud

Une trilogie d'André S. Labarthe

André S. Labarthe

Auteur, Cinéaste

André S. Labarthe commence sa carrière de critique cinématographique dans les années 1950. Il rencontre André Bazin qui le sollicite pour rejoindre la rédaction des Cahiers du cinéma en 19561. Il découvre le cinéma sans avoir la passion débordante pour le septième art de Jacques Rivette ou François Truffaut qui font déjà partie de la revue. Son regard critique va seul décider André Bazin à l’intégrer à l’équipe.

Membre discret et secret de la Nouvelle Vague, en marge de la marge, Labarthe est un esprit solitaire en perpétuelle ouverture sur le monde, associant librement le cinéma à la psychanalyse, au surréalisme, à la danse, à la littérature, à l’érotisme.

Sa propre vision va effectivement pour beaucoup contribuer aux positionnements critiques des Cahiers. À l’instar de ses collaborateurs, André S. Labarthe partage la même admiration pour certains réalisateurs tels que Jean Renoir, Howard Hawks ou John Ford. Il demeure aussi très attentif au cinéma émergent et participe à la promotion de la Nouvelle Vague et des nouveaux réalisateurs américains indépendants1 (John Cassavetes, Shirley Clarke). Ses dispositions à cet égard l’amèneront aussi à défendre le jeune cinéma italien, parfois contre l’avis de certains de ses confrères.

En 1964, il entame la collection « Cinéastes de notre temps » qu’il coproduit avec Janine Bazin et dont il réalisera lui-même plusieurs épisodes1. Cette collection qui s’étend sur plus de quarante ans se compose de portraits de 52 minutes de cinéastes réputés. Le premier épisode, diffusé sur l’ORTF en 1964, est réalisé par Robert Valley et est consacré à Luis Buñuel1 auquel André S. Labarthe est très attaché et qu’il a beaucoup contribué à faire reconnaître au sein de la critique. La collection propage au travers de la télévision, la vision critique des Cahiers et ancre davantage sa lecture de l’histoire cinématographique. […]

Patrick Messina

Photographe

Né en 1967 à Paris, vit et travaille à Paris. Après avoir fait l’Ecole Louis Lumière, Il effectue ses premières photographies pour Libération, Télérama et Les Inrockuptibles. Il a imposé dans les divers domaines de l’image sa propre sémantique. Tous les référents qui accompagnent notre quotidien surmédiatisé sont comme passés à la loupe, magnifiés et mis en question tout à la fois. Ses récents travaux personnels, dans le domaine du paysage urbain, comme à New-York, Hong-Kong, Paris, ou sur des territoires ruraux comme l’Islande, les Coteaux du Languedoc ou encore le golfe du Morbihan imposent.