La nouvelle cave de Château Castigno, signée de l’atypique architecte Lionel Jadot, est l’œuvre d’une vie, une promesse tenue, pour le couple de vignerons Tine et Marc Verstraete, propriétaires du domaine à Assignan dans l’Hérault.
Posés au milieu des ceps, ses mille huit cents mètres carrés intriguent. Selon l’angle de vue ou le recul, on croirait, tant le trait qui l’a dessinée est simple, issu d’un premier jet, une cabane géante imaginée par un gamin. Il faut se projeter dans les airs pour voir, en apesanteur, une bouteille, à la fois outil de travail à la pointe de la technologie et véritable sculpture de Land Art.
À Château Castigno, art et vigne font cause commune, c’est entendu. Pendant quatre mois, le temps d’un été, le village vivra dans la vibration singulière de la photographie, accrochée en grand format et en pleine nature, à l’occasion de la restitution des œuvres de trois artistes venus ici en résidence sur proposition du photographe Gilles Coulon, membre du collectif Tendance Floue, directeur artistique du projet « Tribu ». Ce dernier cherche « la complémentarité et la rupture, les couleurs chaudes de l’un et le noir et blanc de l’autre, la précision et l’efficacité du troisième ».

Co-production
Chateau Castigno, Assignan
Parution
05/09/2018
Collection
Hors Collection
Format
240 x 325
Anglais/Français
53 photographies en couleurs et noir et blanc
88 pages
ISBN : 978-2-35046-451-0
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Patrick Tourneboeuf Né en 1966 à Paris. Photographie des espaces pour parler des hommes. Sa démarche, résolument plastique et systématique, retrace la présence humaine, dans des lieux qui en sont a priori privés.
Au milieu des années 90, il s’intéresse aux lieux communs de l’espace urbain. C’est le cas de « Périphérique », vision silencieuse du boulevard parisien. Le prétexte architectural sert d’invitation à regarder ce qui échappe. Un travail poursuivi dans  « Nulle part », sur les stations balnéaires des côtes européennes libérées des estivants. Cette observation à distance construit un discours critique en creux de l’usage des loisirs.
A partir de 2003, il consacre une partie de son travail à la fixation des stigmates de l’Histoire, avec trois séries : « La Cicatrice », sur les traces du mur de Berlin, « La mémoire du jour J », sur les plages du débarquement en Normandie, et « Stèles », sur les monuments aux morts de la Grande Guerre.
Les commandes d’institutions publiques dont le Grand Palais, le château de Versailles, déclenchent, à partir des années 2000 le désir de rassembler, en une narration, son travail sur le patrimoine, complété par des travaux personnels, comme les Archives nationales. Cette recherche, « Monumental », fait apparaître une écriture à mi-chemin entre le documentaire et un questionnement sur les ambiguïtés de la représentation du réel.

Stéphane Lavoué Né à Mulhouse en 1976 d’un père médecin militaire, il grandit au gré des affectations de son père. Il est diplômé de l’École supérieure du bois en 1998. Il part vivre en Amazonie pendant deux ans, chargé des achats pour un grand groupe industriel. Lors de ce séjour au Brésil, il découvre un reportage de Sebastião Salgado sur les ouvriers des mines d’or de la Serra Pelada.

De retour en France, il décide de devenir photographe après une année de formation au Centre Iris pour la photographie.

Il travaille pour la presse, d’abord à Libération comme reporter, puis à partir de 2001, il se spécialise comme portraitiste réputé pour des journaux français (Le Monde, Le Figaro, L’Équipe, …) ou étrangers (New York Times, The Times).

En 2015, il se lance dans des projets plus personnels avec l’exposition « The Northeast Kingdom » et une commande du Conseil général du Morbihan « Nourrir la planète » exposée au festival de La Gacilly.

En 2018, il est lauréat du Prix Niépce

Bertrand Meunier

Photographe

Bertrand Meunier Le travail de Bertrand Meunier se construit selon une méthode proche d’une démarche cinématographique. Etude de terrain de longue haleine, puis scénarisation d’une série d’images et construction en séquences. Se dégageant de l’information brute, il assume une intention subjective, souvent onirique.

Magali Jauffret

Auteur, Journaliste

Magali Jauffret Journaliste, critique, auteur. A écrit des textes dans 6 ouvrages publiés par Filigranes : Tout peut arriver, Gilbert Garcin ; Corinne Mercadier ; Sur la plage, Sylvie Hugues, Eloge de combats ordinnaires, Catherine Poncin.