Trois photographes ont porté leur regard sur la ville de Saint-Etienne : l’investigation qu’ils ont conduite s’est focalisée sur la syntaxe et la morphologie du bâti tel qu’il peut être observé dans la cité. Rien de « normatif » donc dans cette « grammaire de formes ». Il s’agissait bien au contraire de prendre en considération la variété même des gestes d’aménagement susceptibles d’être décelés au sein de la ville. Celle-ci porte de fait la marque de grands projets planifiés aux effets structurants (dont la mise en place s’est échelonnée dans le temps), mais aussi d’interventions moins concertées découlant des effets du libéralisme, de phénomènes de retrait ou d’abandon liés à la récession économique, ou encore d’initiatives individuelles de faible empan, le plus souvent effectuées avec des moyens rudimentaires. Toutes ces actions d’aménagement, dans leur diversité même, entrent de plein droit dans la « grammaire » de la ville de Saint-Étienne ‒ dont on ne peut que constater la variété et la richesse.

À l’origine de ce livre, le pari était que, du croisement de ces trois regards et des écrits qui les accompagnent, un questionnement, une pluralité d’observations seraient susceptibles de se développer au sujet de la richesse architecturale et urbanistique de Saint-Étienne.

Parution
08/04/2021
Collection
Hors Collection
Format
305 x 220
Français
Reliure suisse cartonnée
117 photographies en couleurs
128 pages
ISBN : 978-2-35046-527-2
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Éric Tabuchi

Photographe

Éric Tabuchi est né à Paris en 1959. Sillonnant un territoire qui s’étend sur un rayon d’environ 250 km autour de Paris, il photographie des paysages périurbains vides de présence humaine qui semblent appartenir aux grands espaces de l’Ouest américain.

Jordi Ballesta

Photographe

Jordi Ballesta est photographe et chercheur en photographie et en études paysagères, rattaché au CIEREC (Université Jean Monnet) et à l’UMR Larca (Université Paris-Diderot).

Guillaume Bonnel

Photographe

Guillaume Bonnel est docteur en droit de l’environnement et photographe. Membre des collectifs l’ « Œil arpenteur » et « France.s, Territoire liquide », il partage son activité entre des recherches personnelles consacrées au paysage saisi comme un fait social (Orthèses, Arp2, 2017) et des commandes qui tissent des liens entre photographie et projets de territoires (Observatoires photographiques du paysage). Il est par ailleurs auteur de divers articles sur les liens entre photographie et aménagement du territoire.

Danièle Méaux est spécialiste de la photographie contemporaine et professeur en esthétique et sciences de l’art à l’université de Saint-Étienne. Elle est l’auteur de La Photographie et le temps (PUP, 1997), Voyages de photographes (PUSE, 2009), Géo-photographies. Une approche renouvelée du territoire (Filigranes, 2015) et Enquêtes. Nouvelles formes de photographie documentaire (Filigranes, 2019). Elle a dirigé le numéro 334 de la Revue des Sciences Humaines : Les formes de l’enquête. Elle est également rédacteur en chef de la revue Focales : www.focales.eu