« Anne-Lise Broyer, Nicolas Comment, Amaury da Cunha et Marie Maurel de Maillé ont décidé de se regrouper, de penser ensemble leurs images, de les agencer comme un tout organique. Ils ont vécu des histoires parallèles ou semblables, malgré les singularités dont ils sont nécessairement porteurs et malgré la diversité des routes empruntées. Avec Being Beauteous, ils tentent de trouver un geste photographique commun. J’y vois une manière de réveiller un concept qui a une belle histoire, loin d’être désuet : celui de « communauté ». Après Georges Bataille, Jean-Luc Nancy et Maurice Blanchot, renouer les fils. Mais, dès lors que ce mot est prononcé, nous butons : nous butons contre le mur de l’absence de communauté. Nous sommes confrontés au questionnement suivant : s’il y a communauté, que défendez-vous ? Pensez-vous d’une seule et unique voix ? Ces questionnements nous éloignent du véritable enjeu, qui n’est jamais celui d’atteindre une vérité – et donc la vérité du groupe ou du collectif – mais plutôt d’expérimenter des possibles. » […] Léa Bismuth

 

Ouvrage publié avec le soutien du : Musée de La Roche-sur-Yon ; Mairie de Saint-Florent-le-Vieil ; Maison Julien Gracq ; Musée de Guéret ; L’Imagerie, Lannion ; Le Château d’Eau, Toulouse

Parution
20/10/2015
Collection
Hors Collection
Format
200 x 225
Français
Relié couverture cartonnée
72 photographies couleurs et noir et blanc
120 pages
ISBN : 978-2-35046-374-2
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Revue de presse

Amaury da Cunha

Photographe

Amaury da Cunha est né à Paris en 1976. Diplômé de l’école nationale supérieure de la photographie en 2000. Il a écrit de nombreux textes critiques sur la photographie et sur la littérature, notamment dans Le Monde des livres. En 2009, il publie son premier livre d’images et des textes, Saccades, aux éditions Yellow Now. En novembre 2012, à l’occasion de sa première exposition personnelle à Paris dans le cadre du mois de la photo, les éditions Le Caillou Bleu publient Après tout. En 2015, sort son premier recueil de récits autour de la photographie (Fond de l’œil, éditions le Rouergue) ainsi qu’un troisième ouvrage monographique, Incidences, chez Filigranes. En mars 2017, les éditions le Rouergue publient un récit autobiographique, Histoire souterraine.

Marie Maurel de Maillé est née à Lyon en 1978, et vit actuellement à Marseille. Après des études aux Beaux-arts, où ses recherches s’organisaient surtout autour de la vidéo et des installations, elle se tourne vers le medium de la photographie, qui devient pour elle un instrument d’écriture lui permettant d’interroger l’individu toujours dans une dialectique entre réalité et fiction. Elle s’intéresse surtout à sa dimension narrative, et met en scène ses images comme des tableaux.

Nicolas Comment

Auteur, Musicien, Photographe

Diplômé de l’École Nationale des Beaux-Arts de Lyon (1997) et de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (1999), Nicolas Comment publie son premier livre de photographies en 2001 aux éditions Filigranes, « La desserte » (texte d’André S. Labarthe), qui sera suivi par « Le point » en 2003 et « A*** » en 2004.
Diverses expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger lui permettent alors de montrer son travail que l’écrivain Bernard Noël – préfacier de deux de ses livres — définit comme un « journal du regard ».
Durant cette période, il développe peu à peu un style photographique singulier caractérisé par son utilisation originale de la couleur et son intérêt pour la route, le paysage et le nu. Cette démarche l’inscrit dans la lignée d’une photographie d’auteur française (Bernard Plossu, Magdi Senadji) et peut également être rapprochée des travaux couleur de Saul Leiter et Todd Hido.
En collaboration avec Patrick Le Bescont et Anne-Lise Broyer, Nicolas Comment a par ailleurs créé la revue « Saison » aux éditions Filigranes et publie en 2006 le livre « Fading ».
En 2004, sa rencontre avec Rodolphe Burger le rapproche du monde de la musique, jusqu’à ce que le producteur Jean-Louis Piérot lui propose de l’accompagner dans la réalisation d’un projet musical personnel dont le CD-livre « Est-ce l’Est ? (Berliner romanze) », paru en 2008, constitue le premier volet.
En 2010, il publie le livre « La visite » (son hommage à Bernard Lamarche-Vadel) et réalise son premier album produit par Marc Collin, salué par la presse : « Nous étions Dieu » (Kwaidan / Discograph).
En 2012, il adapte en musique avec Xavier Waechter le dernier recueil de poèmes de l’écrivain Bernard Lamarche-Vadel « Retrouvailles », sorti en 2012 sur le label de jazz Bonsaï Music. La même année, il expose à Paris une nouvelle série d’images, fruit d’une résidence photographique effectuée au Mexique et publie le livre « Mexico City Waltz ».
En 2014, en marge de la publication du livre « T(ange)r » aux éditions Filigranes (accompagné d’une postface de Gérard Manset et d’un 45 tours collector contenant deux chansons inédites), il expose de décembre 2014 à janvier 2015 à la galerie 127 (Marrakech) une nouvelle série de photographies réalisées dans la ville de Tanger. Son deuxième album solo, « Rose planète », (Kwaidan / Because) sort en version CD en 2015 et en version 33 tours en 2016 (Mediapop). L’exposition collective « Being beauteous » (avec A.-L. Broyer, A. Da Cunha, M. Maurel de Maillé) poursuit sa route dans différents musées français pendant toute l’année 2015. En 2016, Nicolas Comment présente une vaste exposition en duo avec Bernard Plossu, « Identification d’une ville » et expose à Vichy, dans le cadre du festival Portrait(s), une nouvelle série de photographies. Ce dernier travail, « Milo », a également fait l’objet de la publication du livre « Milo (Songbook) » aux éditions Chic Medias.

Anne-Lise Broyer

Photographe

Anne-Lise Broyer déclare que c’est en lectrice qu’elle aborde le monde. Elle va plus loin en prétendant que l’expérience de la photographie se confond avec celle de la lecture. Son œil circulerait dans le paysage de la manière dont il circule dans le livre, traquant la présence qui saisit, requiert, effraie ou ravit. Là où l’écrivain sortirait son carnet, Anne-Lise Broyer sort son appareil et fabrique une image. Paysages ou portraits, natures mortes… en noir et blanc le plus souvent, comme pour retrouver le gris du texte ou bien quelque chose comme de la matière grise. Des images pensives plutôt que pensées. Elle souhaite faire du lieu de révélation que représente la photographie l’analogon d’un espace mental où quelque chose prendrait corps, un souvenir, une réminiscence ou une vision, un fantasme. La photographie n’a d’intérêt pour elle que dans ce questionnement permanent qu’elle peut entretenir avec les autres arts : le cinéma bien sûr, mais aussi la peinture, le dessin, la gravure… Elle s’en inspire pour nourrir un imaginaire mais aussi, pour interroger la nature du réel, comme si une image fabriquée, une image de l’art, pouvait tout autant lui servir de sujet ou de
prétexte. Les médiums se frottent, se confondent parfois…
Il n’en demeure pas moins que son attachement à la littérature conditionne un amour du livre, et qu’elle voit dans celui-ci un lieu d’épanouissement pour son travail. Faire dialoguer les images entre elles (l’entre-image), constituer des séries, jouer sur les formats, les silences, les blancs, les rythmes… tout cela lui importe. Le livre est comme une scénographie en miniature, dont on retrouve l’expression agrandie dans les scénographies de ses expositions. Empruntant volontiers les sentiers du graphisme, du dessin et de l’écriture, elle cherche par cette hybridation à mettre en place une sorte de littérature photographique. Le travail d’Anne-Lise Broyer véhicule une part de mystère, mais peut-être que son secret ne réside pas tant du côté de la chose vue que du côté de celui qui regarde.  
 
Elle expose régulièrement en France et à l’étranger. Ses ouvrages sont publiés aux Éditions Filigranes ainsi qu’aux Éditions Nonpareilles. La Galerie Particulière représente son travail à Paris.
Pascal Gibourg

Née en 1983, Léa Bismuth est critique d’art (AICA), enseignante en histoire de l’art et commissaire d’exposition indépendante.

Après des études de philosophie et d’histoire de l’art à la Sorbonne, elle commence à écrire dans art press en 2006, avant de collaborer avec divers supports — L’œil, Le Journal des Arts — et de participer à l’émission La Dispute sur France Culture.

Elle a récemment assisté Hélène Guenin et Guillaume Désanges au Centre Pompidou Metz pour l’exposition Erre, Variations labyrinthiques ; été « rapporteur » pour la commission d’aide à la création de la DRAC Ile-de-France ; membre du Jury  du Fresnoy ; membre du collège critique du Salon de Montrouge et programmatrice d’événements culturels (Collège des Bernardins, Paris; Le Bal, Paris).

Yannick Haenel est né le 23 septembre 1967 à Rennes. Il a passé sa jeunesse en Afrique, puis au Prytanée Militaire de la Flèche (séjour qu’il a relaté dans son premier roman : Les Petits soldats, paru en 1996 aux éditions de la Table Ronde). Il vit à Paris, où il co-anime avec François Meyronnis la revue Ligne de risque, qu’il a fondée en 1997. Il a publié, entre autres, quatre romans aux éditions Gallimard, collection L’Infini : Introduction à la mort française (2001), Évoluer parmi les avalanches (2003), Cercle (2007, prix Décembre), et Jan Karski (2009, prix du roman Fnac et prix Interallié) ainsi qu’un essai sur la Dame à la licorne aux éditions Argol : À mon seul désir (2005).

Né en 1976, diplômé de Sciences-Po Paris et de l’Université Paris 1 (Master 1 en histoire de l’art sous la direction de Michel Poivert sur l’histoire dans la photographie contemporaine).

Doctorat d’Histoire de l’art en cours (22°; FRAMESPA) : La photographie en France dans les années 1950 et 1960 (co-dir. Pr J. Nayrolles TLSE2 et Pr Michel Poivert PARIS 1) Histoire et usages des IMAGES TECHNIQUES : photographie, images fixes et filmiques, audio-visuel, histoire des arts, interactions écrit-oral, débat argumenté, pédagogie du projet, partenariat artistique et culturel, transmission du sensible.

Hélène Giannecchini, née en 1987, est historienne de la photographie et écrivain.

Chercheur à la Bibliothèque nationale de France, elle s’intéresse aux rapports entre photographie et littérature.

En 2009, Jacques Roubaud l’a chargée de s’occuper de l’œuvre de la photographe Alix Cléo Roubaud décédée en 1983.