Geisterbild

1933-1945

Geisterbild

1933-1945

Une fois encore, Stéphane Duroy est allé sur les traces des tragédies qui marquèrent l’Europe du XXe siècle. Il poursuit sa démarche artistique de par cette constance sur la condition humaine, de ses frustrations interminables, entre ennui et résignation, réactualise les injustices profondes qui, tout au long du XX° siècle, ont plongé les peuples européens dans une tragédie sans fin. Ici, il fait remonter à la surface le souvenir de l’Allemagne entre 1933 et 1945.

Hier, le reniement de leurs valeurs humanistes par les nations européennes, aveuglées par la peur a précipité nombre d’entre elles dans l’abjection totalitaire.
Aujourd’hui, recrudescente, la détresse humaine demeure – quel que soit son visage… solitude, esclavage, antisémitisme, racisme – une menace réelle pour la collectivité quand un nombre infime d’individus accède au savoir laissant la majorité dans l’ignorance et le mépris écrit-il en décembre dernier. Nourri de la poésie de Brecht, de Baudelaire, ces propos prennent en ce début de XXI° siècle, avec le 11 septembre et la catastrophe du Japon, un poids supplémentaire.

Stéphane Duroy

Photographe

Stéphane Duroy commence en 1977 un travail sur la grande mutation que connaît l’Angleterre à l’époque du thatcherisme… Parallèlement, il entreprend en 1980, un travail sur Berlin-Ouest, qui le conduira, après la chute du Mur, dans l’ex-Allemagne de l’Est et en Pologne. En 1991, il reçoit, au World Press Photo, le premier prix dans la catégorie « nature et environnement » pour sa photo sur la pollution dans l’ex-République démocratique allemande. Il reçoit, en 2003, une bourse de la Fondation Calouste Gulbenkian qui lui permet de faire ce travail sur le Portugal.
Huit livres de Stéphane Duroy aux éditions Filigranes :
Une saison en Lorraine (1998) ; L’Europe du silence (2000) ; Cercle de famille (2004) ; Unknown (2007) ; Berlin (2009) ; 1297 (2009) ;  Distress (2011) et Geisterbild (2012)