L’enjeu de ce travail, après les tragédies de l’Europe du xxe siècle, sera d’envisager l’Amérique comme terre d’accueil, réceptacle des drames de la vieille Europe, transposition optimiste de la misère, de la brutalité des guerres et révolutions.
L’exil impose à l’homme américain une mutation radicale qui lui permet au prix d’un reniement de sa propre mémoire, d’intégrer une nouvelle conçeption du monde fondée sur l’éphémère, l’abandon et le mouvement perpétuel, proche du nomadisme.
Structuré par son destin d’exilé, ce peuple puisa sa force et son inventivité dans la rupture. La nostalgie devient mortifère et l’avenir trop distant pour en rêver. Il reste alors le privilège de créer l’instant et de s’adapter.
Ce travail photographique né d’un fort parti pris ignore les grands mouvements de cette “jeune civilisation” où information, spiritualité, environnement, culture, diplomatie, riment avec consommation et profit.
Co-production
Anthea associates
Parution
15/11/2007
Collection
Hors Collection
Format
245 x 340
Relié couverture cartonnée et toilée
40 photographies en couleurs et noir et blanc
64 pages
ISBN : 978-2-35046-096-3
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Revue de presse

Stéphane Duroy

Photographe

Stéphane Duroy commence en 1977 un travail sur la grande mutation que connaît l’Angleterre à l’époque du thatcherisme… Parallèlement, il entreprend en 1980, un travail sur Berlin-Ouest, qui le conduira, après la chute du Mur, dans l’ex-Allemagne de l’Est et en Pologne. En 1991, il reçoit, au World Press Photo, le premier prix dans la catégorie « nature et environnement » pour sa photo sur la pollution dans l’ex-République démocratique allemande. Il reçoit, en 2003, une bourse de la Fondation Calouste Gulbenkian qui lui permet de faire ce travail sur le Portugal.
Huit livres de Stéphane Duroy aux éditions Filigranes :
Une saison en Lorraine (1998) ; L’Europe du silence (2000) ; Cercle de famille (2004) ; Unknown (2007) ; Berlin (2009) ; 1297 (2009) ;  Distress (2011) et Geisterbild (2012)