Attiré par Tanger et  son aura  « littéraire », Nicolas Comment a également été bouleversé par la force « plastique » de la  « Dream City » de Paul Bowles… En témoignent les premiers extraits de ce nouveau travail photographique où les thèmes picturaux (nu, nature morte) qui se sont peu à peu imposés à lui, semblent convoquer d’oniriques et orientalistes réminiscences. La présentation de cette série en cours – où l’association des images entre elles donne corps à une vision intime et intérieur de Tanger – n’est d’ailleurs pas sans évoquer le fameux « triptyque marocain » de Matisse…
Le disque vinyle 45 tours, L’ange du bizarre / T(ange)r, édité par In-time, est offert avec cet ouvrage
Co-production
Galerie 127, Marrakech et le label In-time
Parution
13/11/2014
Collection
Hors Collection
Format
190 x 215
Français
Relié couverture cartonnée
52 photographies en couleurs
72 pages
ISBN : 978-2-35046-337-7
Revue de presse
Edition spéciale limitée à 20 exemplaires signés et numérotés, accompagnée d’un tirage original (14x20 cm) signé et numéroté sur 5, à choisir parmi quatre images selon le coffret.
  • T(ange)r
    Photo #1
  • T(ange)r
    Photo #2
  • T(ange)r
    Photo #3
  • T(ange)r
    Photo #4
  • T(ange)r
    Photo #5

Nicolas Comment

Auteur, Musicien, Photographe

Diplômé de l’École Nationale des Beaux-Arts de Lyon (1997) et de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (1999), Nicolas Comment publie son premier livre de photographies en 2001 aux éditions Filigranes, « La desserte » (texte d’André S. Labarthe), qui sera suivi par « Le point » en 2003 et « A*** » en 2004.
Diverses expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger lui permettent alors de montrer son travail que l’écrivain Bernard Noël – préfacier de deux de ses livres — définit comme un « journal du regard ».
Durant cette période, il développe peu à peu un style photographique singulier caractérisé par son utilisation originale de la couleur et son intérêt pour la route, le paysage et le nu. Cette démarche l’inscrit dans la lignée d’une photographie d’auteur française (Bernard Plossu, Magdi Senadji) et peut également être rapprochée des travaux couleur de Saul Leiter et Todd Hido.
En collaboration avec Patrick Le Bescont et Anne-Lise Broyer, Nicolas Comment a par ailleurs créé la revue « Saison » aux éditions Filigranes et publie en 2006 le livre « Fading ».
En 2004, sa rencontre avec Rodolphe Burger le rapproche du monde de la musique, jusqu’à ce que le producteur Jean-Louis Piérot lui propose de l’accompagner dans la réalisation d’un projet musical personnel dont le CD-livre « Est-ce l’Est ? (Berliner romanze) », paru en 2008, constitue le premier volet.
En 2010, il publie le livre « La visite » (son hommage à Bernard Lamarche-Vadel) et réalise son premier album produit par Marc Collin, salué par la presse : « Nous étions Dieu » (Kwaidan / Discograph).
En 2012, il adapte en musique avec Xavier Waechter le dernier recueil de poèmes de l’écrivain Bernard Lamarche-Vadel « Retrouvailles », sorti en 2012 sur le label de jazz Bonsaï Music. La même année, il expose à Paris une nouvelle série d’images, fruit d’une résidence photographique effectuée au Mexique et publie le livre « Mexico City Waltz ».
En 2014, en marge de la publication du livre « T(ange)r » aux éditions Filigranes (accompagné d’une postface de Gérard Manset et d’un 45 tours collector contenant deux chansons inédites), il expose de décembre 2014 à janvier 2015 à la galerie 127 (Marrakech) une nouvelle série de photographies réalisées dans la ville de Tanger. Son deuxième album solo, « Rose planète », (Kwaidan / Because) sort en version CD en 2015 et en version 33 tours en 2016 (Mediapop). L’exposition collective « Being beauteous » (avec A.-L. Broyer, A. Da Cunha, M. Maurel de Maillé) poursuit sa route dans différents musées français pendant toute l’année 2015. En 2016, Nicolas Comment présente une vaste exposition en duo avec Bernard Plossu, « Identification d’une ville » et expose à Vichy, dans le cadre du festival Portrait(s), une nouvelle série de photographies. Ce dernier travail, « Milo », a également fait l’objet de la publication du livre « Milo (Songbook) » aux éditions Chic Medias.

Gérard Manset

Photographe, Musicien

Né à Saint-Cloud, Gérard Manset passe une partie de son enfance dans le XVIème arrondissement à Paris. Une note éliminatoire au baccalauréat l’incite à se diriger vers les arts plastiques ; il intègre les Arts Décoratifs au début des années 60. La photo, le dessin, la peinture, l’écriture, la musique… tout le passionne. Parallèlement, il s’initie à quelques instruments, fréquente de façon périphérique la maison Philipps et, en 1968, sort chez Pathé Marconi, son premier 45 tours, Animal on est mal.
Après la sortie remarquée, en 1971, d’un album concept oratorio intitulé La Mort d’Orion, il crée le Studio de Milan où sera réalisée musicalement une dizaine d’albums. Il est, également, tour à tour ingénieur du son, arrangeur, producteur, auteur et compositeur pour d’autres artistes. Durant les premières années du studio de Milan, il publie l’album Y’a une route qui comprend le titre Il voyage en solitaire. Tant les critiques enthousiastes que les télévisions et le public qui le réclament n’auront raison de son refus de faire de la scène, de se soumettre au habitudes médiatiques. Seul le travail de studio a un intérêt à ses yeux «Je trouve impudique de chanter face à un public». Ce succès est dérangeant pour Manset qui décide d’entreprendre ce qu’il s’était, jusqu’ici, refusé de faire : voyager. Asie, Afrique, Brésil et Amérique Centrale, souvent en considérant comme nécessaire d’approcher les langues des destinations en question, particulièrement le thaï et l’indonésien à l’Inalco* à Paris. Ces nombreux voyages l’inspirent pour ses albums, ses livres, mais aussi son travail photographique.
En 1996, Francis Cabrel et Alain Bashung initient un album hommage : Route Manset qui regroupe des titres interprétés par Françoise Hardy, Jean-Louis Murat, Salif Keita, Cheb Mami, entre autres.
Entre ses propres albums (19), Manset écrit pour Juliette Gréco (Je jouais sous un banc), Raphaël (La mémoire des jours et Etre Rimbaud), William Sheller, Florent Pagny… En 2008, il est au générique de l’album Bleu pétrole d’Alain Bashung avec 3 titres (Comme un lego, Venus, Je tuerais la pianiste) et de celui de Julien Clerc Où s’en vont les avions (Frère, elle n’en avait pas, Une petite fée). En 2010, il participe au cinquième album de Raphaël, Pacific 231 et en 2011, sortent trois nouveaux titres signés Manset, interprétés et composés par Julien Clerc dans son album Fou, peut-être.
* Inalco : Institut National des Langues et Civilisations Orientales